Chicago, jour 2
19 décembre 2011
Chicago, Photographie, Voyage
Pour voir l’album de photo du deuxième jour:
http://www.flickr.com/photos/mehdi-b/sets/72157628491915233/
Aujourd’hui, j’ai réalisé la chose la plus étrange, que j’avais cru percevoir d’abord hier mais qui s’est confirmée: le soir, il n’y a personne dans les rues. Quand je dis personne, c’est PERSONNE. Je marche plusieurs coins de rues, achalandés ou secondaires, et je ne croise qu’une ou deux personne. Vraiment étrange!
Au fur et à mesure que la ville s’affirme et que je commence à m’orienter, je sors de l’orientation des grands axes est-ouest pour naviguer nord-sud, dans des rues secondaires et des ruelles.
La ville me parait vaste, probablement parce que je suis en Illinois, le pays des plaines, mais aussi parce qu’il me semble que la planification urbaine a vu large. Les rues et les trottoirs sont vastes, les grattes-ciel du centre-ville sont espacés. L’oppposé de Manhattan, ou même de Brooklyn. Deux histoires, deux contextes j’imagine.
Comme il faisait gris, j’ai décidé d’aller faire un tour au Art Institute of Chicago. J’ai bien aimé, mais je réalise que mon attention et mon intérêt sont beaucoup plus concentrés dans des musées de petite taille, comme le Guggenheim. J’ai pu y voir une toile d’un de mes peintres favoris, Nighthawks, d’Edward Hopper. Il était de profil quand je suis entré dans une aile, et je n’ai aperçu que les couleurs en premier. J’en ai eu des frissons! Quelle expérience (et quelle surprise) de pouvoir enfin la contempler de mes propres yeux. La puissance de l’art… je n’oublierais pas de sitôt.
Je suis ensuite allé m’acheter deux livres, un à l’institut sur l’histoire de l’école d’architecture de Chicago, et un autre chez Barnes & Noble sur l’histoire du crime organisé dans la ville, et de son emprise sur l’Amérique au grand complet.
Pour terminer cette petite journée grisonnante, je suis rentré de bonne heure. Mais avant, je me suis arrêté pour aller manger une pizza dans un resto recommandé par un livre que j’avais acheté à Montréal. Eh ben je n’ai pas été déçu! C’était sublime, arrosé d’une bière local au nom et au look tout aussi puissant et raffiné que son goût, sans compromis: la Bourbon County Stout, une bière solide de ses 13% d’alcool.
Saoulé et ennivré, je suis rentré en errant dans les petites rues et ruelles, souriant aux passants imaginaires que je croisais en leur disant « Yes, I’m from Montréal! Chicago? It’s the same, well like home… »