Mehdi Bouhalassa

Développement Front-End – Photographie

Jour 2: éclatement des clichés

26 juillet 2010

Nous voulions passer une journée moins chargée que la première, mais ce fut peine perdu: nous avons été avalés par le sud de Manhattan! Nous avons commencé la journée tranquillement, toujours sous le choc de notre arrivée. C’est seulement en début d’après-midi, sous un ciel menaçant, que nous avons pris l’autobus pour le nord-ouest de Brooklyn, vers Williamsburg. L’idée était d’aller visiter la Brooklyn Brewery, mais arrivé devant, nous sommes tombés sur un magasin de linge usagé de hipsters… rempli de hipsters. En longeant la rue Bedford, nous sommes revenus sur nos pas pour remonter une rue commerciale. Après quelques minutes, nous nous sommes rendu compte que nous étions dans un quartier polonais ou ukrainien, Greenpoint je pense. Un bon café et un morceau de gâteau aux graines de pavots plus tard, nous retournions vers le quartier des hipsters. Et là, le choc!!! Des centaines et des centaines de hipsters, tous plus hip les uns que les autres! Des boutiques entières, des librairies hipsters, des pubs hipsters, des magasins de linge hipsters…! Jamais vu un truc pareille! C’était plus que surréaliste, et pas juste un petit peu; le quartier était gros et grouillait. Un peu perdu, nous avons eu notre premier gros choc en s’égarant dans un quartier traversé par une voie ferrée suspendue, sur laquelle un train terriblement bruyant faisait la navette vers Manhattan. Saoulés par la beauté décadente de cet espace urbain impossible à décrire, nous avons enfilé les photos les unes après les autres. C’est dans cet esprit que nous avons décidé de prendre le train pour Manhattan, question d’aller voir rapidement de quoi ça avait l’air. En suivant mon instinct (hi hi), nous sommes descendus en plein quartier chinois. Peu attirés par l’odeur des étals de viandes à l’air libre, nous sommes rapidement passé vers la Petite Italie. Et là, nous sommes tombés sous le charme. Attablés pour une pizza et une bière, nous avons savouré une sauce tomate comme j’en ai jamais mangé. Délicieux! Et pas cher. Caro, elle, a acheté un cigare à son père, roulé à la main, devant nos yeux. Comme par magie, le ciel s’est complètement dégagé, nous donant le courage de continuer notre marche. Sans nous en rendre compte, nous sommes passé par Greenwich Village et probablement une partie de SOHO. Notre point de repaire: l’Empire State Building. Plus nous nous en approchions, plus les bâtiments devenaient imposants et fantastiques. Encore au hasard, le pub McSorley’s, qui en est à sa 156e année d’ouverture et que Caroline voulait visiter à tout prix! Quelle chance. Toujours dans cet esprit, nous sommes arrivés sur la petite place devant l’Iron Flat Building, un bâtiment unique en forme de fer à repasser. Caroline, absorbée par une sculpture, ne l’avait pas remarqué puisqu’il était derrière nous. J’ai donc pu la faire se retourner en visant avec son appareil pour faire apparaître le bâtiment dans son viseur: sa surprise fut complète! Rentrés tôt, et après nue nuit de sommeil, nous sommes toujours sous le choc de la ville. Tous les clichés qui ont peuplés notre enfance ont éclaté sous le choc troublant de la réalité grandiose.