Ce qui me frappe le plus depuis mon arrivée hier, c’est à quel point je ne suis pas dépaysé. Tellement que c’en est presque choquant.
Par contre, je suis ébloui, abasourdi par la taille, par l’immensité de ces villes.
Le quartier où je me trouve, Bedford Stuyvesant, Bed-Stuy, The Stuy, name it, est un quartier pauvre mais qui est en voie de gentrification. Il se trouve à quelques minutes du fameux pont de Brooklyn, et les rues le quadrillent de manière assez régulière, ce qui fait qu’il est assez simple de s’y retrouver.
L’architecture prédominante sont les Brownstones, ces maisons/trilpex extraordinaires, grandes et superbes, mêmes si elles sont parfois décrépites, qui sont typiques des l’image qu’on se fait des appartements de New-York. Parfois, une rue entière en est bordée, de chaque côté de la rue, allant du beige au brun en passant par le rouge-brique profond. Elles sont souvent coifées d’une frise en bois peinte en noir. La vue est fantastique…
Le quartier, contrairement à ce que l’on pourrait penser, est sécuritaire. C’est certain, y’a des coins où j’irais pas la nuit, mais je ferais la même chose à Montréal. La comparaison s’arrête là: il n’y a absolument rien de semblable ailleurs.
Le métro, climatisé (!!!), est rapide et facile d’utilisation… quand il passe: cette fin de semaine, pas moyen de revenir, le soir, à Brooklyn sur certaines lignes (dont celle qui nous descend à quelques pas de notre Bed and Breakfast). D’ailleurs, la climatisation est VRAIMENT partout!
Après avoir pris un excellent café ce matin, nous sommes allé marcher, à la recherche d’un « flea market ». Tenu dans une cour d’école, les articles y étaient fantastique, évoquant l’architecture des ponts ou exploitant la complexité du métro de New-York. La nourriture? À se rouler par-terre! Les pizzas étaient sur charbon de bois et les saucisses, succulentes… Sans oublier la « glace rasée », shaved ice, arrosée d’une douce liqueur au poires pas trop sucrée. Hum!
On a ensuite visité Prospect Park, mais pour y trouver la bibliothèque de Brooklyn et un musée.
Ce qui m’amène à un point qui me fait halluciner!!! Ayant joué à Grand Theft Auto 4, qui se déroule dans une réplique miniature de Manhattan et de Brooklyn, j’arrive à découvrir des objets architecturaux qu’on avait encore jamais croisé! Reconnaissant Prospect Park du jeu, j’ai pu dire à Caroline que pas très loin, une arche devait se trouver. Comme de fait, on est tombé sur la Grand Army Plaza!
Photo de la Grand Army Plaza (pas de moi)
Expérience très déroutante…
Finalement, après un somme bien mérité, nous sommes allé sous le pont de Brooklyn. Sous le choc devant une telle beauté, nous l’avons monté puis traversé vers Manhattan. Encore là, renversant! La taille du début de Manhattan était effrayante. Des rocheuses de buildings, comme l’a dit Caro! À Montréal, on est habitué à une simple ligne de bâtiments au centre-ville. Mais ici, c’est d’une profondeur à donner le vertige.
Quelques points saillants, clichés éculés mais éprouvés depuis mon arrivé:
La taille des gens
Les gens sont énormes! Et ce n’est pas une blague. Les proportions des plats le sont tout autant. Un repas nous en dure deux!
La consommation
Tout est vendu, partout et tout le temps, et pas très cher. Caro me dit que lorsqu’il y a une certaine pauvreté, l’économie de coin de rue se met en marche et se sont les touristes qui font vivre les moins nantis. Effectivement.
La diversité
La diversité de gens est très grande. Également, les villes se suffisent à elles-même. Une petite librairie de coin de rue aura une section complète de romans et de livres sur Brooklyn. Même chose pour les magasins de linge usagé! Pour 5$, j’ai eu 5 chandails, dont un de Portishead, un de Led Zep et un du Captain America! Yeah!
Bon, ce n’est qu’un compte rendu rapide, à la fin d’une journée plus que bien remplie. Maintenant, je dois aller faire désenfler mes pieds!